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Pour la première fois, une Exposition nationale a été complétée par un parc d’attractions qui devait attirer des visiteurs supplémentaires. L’idée n’était pas nouvelle: à l’exposition universelle de 1873 à Vienne, le Prater et un village reconstituant artificiellement l’idylle campagnarde consolaient les indigènes de l’échec de leur exposition universelle marquée par l’apparition du choléra et par un crash boursier.
Des noirs au froid tout l’été
Par l’organisation de l’Exposition nationale, la ville du bord du Rhône s’est pour la première fois adressée consciemment au reste de la Suisse. Des sentiments patriotiques se sont emparés des Romands qui ont soudain manifesté plus d’intérêt pour les auteurs alémaniques. Le style chalet idyllique s’est imposé dans la construction sur toute la rive du lac Léman.
L’exposition nationale tombait à pic: la Suisse se trouvait en pleine guerre douanière et les politiciens en profitaient pour exiger de la population qu’elle achète des produits locaux. L’autre clou de l’Exposition nationale à côté du „Village suisse“ a sans doute été le „Village noir“ : 230 Soudanais „importés“ par un homme d’affaires genevois y ont créché tout l’été dans des cabanes en torchis. Cette idée avait également été reprise de précédentes expositions universelles.
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